Habitante d’Arette, dans la Vallée de Barétous, je ne pouvais rater l’arrivée des coureurs du tour de France à La Pierre Saint Martin, le mardi 14 juillet 2015.

Le lundi 13 juillet, l’excitation était déjà là. On monte à La Pierre avec 2 amies, grâce à notre Pass, pour admirer les caravanes toutes colorées et les personnes déjà très agitées et impatientes à l’idée d’apercevoir les coureurs. Sur la route les écritures blanches commencent à voir le jour « Allez Voeckler », « Vive le tour ». L’appellation d’origine contrôlée « Ossau-Iraty » a même était inscrite par des agriculteurs sur la façade d’une colline, au plateau de Chousse. Elle est impressionnante ! Vous l’avez certainement aperçue à la télé.

Et voici venu le jour J ! Réveil à 7H du matin car trop impatiente à l’idée que le tour de France arrive dans notre village Béarnais. Nous décidons avec mes 2 compères de la veille de remonter au col en voiture grâce à notre Pass, afin de prendre la température des admirateurs du tour de France. Là, un policier nous précise « faites attention, il y a pas mal de vélo sur la route ! ». Nous nous disons « on est habituées à cette route et aux vélos qui l’empruntent, ça va le faire ». Que nenni ! Nous n’avons jamais vu autant de vélo sur une route que ce jour-là. Il y en a partout : en travers, arrêtés, qui pédalent… A cela s’ajoutent les piétons, les navettes, et toutes les voitures du tour de France (journalistes, organisateurs…). Notre ascension au col fut plus longue que celle des coureurs qui passèrent l’après-midi. C’est là que nous réalisons que cet évènement est grandiose et qu’il rassemble énormément de personnes. Nous avons donc hâte d’enfin voir les cyclistes.

A midi, la route ferme et nous partons déjeuner en terrasse au bar restaurant Gouaillardeu, dit « chez Tac », à Arette. Nous y restons l’après-midi entière en attendant les caravanes du tour. Celles-ci prennent du retard et arrivent enfin. Comment le savons-nous ? Il suffit d’écouter au loin les applaudissements des personnes ou les klaxons des voitures. Tout le monde applaudit et hurle pour essayer d’obtenir au moins un cadeau. C’est la folie !

Une fois les caravanes passées, on attend en vain les cyclistes. On décide de regarder à la télévision leur parcours afin de savoir à quel moment il faudra se faufiler au milieu des personnes pour enfin les apercevoir. Ils sont à Lanne-en-Barétous. C’est parti ! On remonte la rue Marcel Loubens pour espérer les voir arriver d’un peu plus loin et on attend, sous une chaleur étouffante. La tête du peloton arrive et tout le monde hurle « Allez, Allez… ALLEZ !!!! ». C’est là qu’on se rend compte que le tour de France est un moment convivial qui réunit des personnes de tous horizons. Nous sommes placées sur un endroit plat, au centre du village, les coureurs passent donc à une vitesse phénoménale. Le peloton arrive ensuite, et là, c’est un coup de vent incroyable que nous prenons en plein visage. Ils passent à une allure impressionnante. A peine le temps de crier que c’est déjà fini. Ceci dit, nous sommes ravies de ce moment rempli d’émotion que nous avons vécue. La foule s’empresse de partir voir la fin du tour à la salle des fêtes sur l’écran géant. L’ascension du col est incroyable. Plus tard, nos amis restés en haut nous raconterons que la difficulté pouvait se lire sur le visage des coureurs et que leur condition physique ainsi que leur mental est exceptionnel.

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