Jusque vers les années 60, un mardi sur deux, avait lieu le « gros marché », le marché aux bestiaux.
Les producteurs venaient vendre leurs veaux à des « maquignons, connaisseurs et souvent durs en affaire. Pour cela, le Marcadieu avait été aménagé : un long trottoir muni d’une barre métallique pour attacher les bêtes. Plus loin un long abreuvoir pour faire boire les bêtes. Et enfin, absolument indispensable, la « bascule » plate-forme ceinte de deux rangées de barreaux qui servait à peser les bêtes.

Ce Marcadieu-là était pour nous, enfants, une merveilleuse aire de jeux. J’ai appris à faire du vélo sur le fameux trottoir, puis, pleins d’audace nous allions tâter l’eau de l’abreuvoir (où nous sommes tombés tous une fois !). Mais ce qui m’attirait le plus c’était la « bascule », sorte de plate-forme ceinte de 2 rangées de barreaux. Le jeu consistait à faire des pirouettes sur les barres. Un jour, prise d’une témérité peu coutumière, j’ai voulu culbuter mais ma tête est restée coincée entre deux barreaux. Un passant est venu me délivrer et c’est en larmes que je suis rentrée, la maison toute proche. Et plus jamais je n’ai eu envie de recommencer. J’avais 6 ans !

Alice Larrivière, habitante de Nay

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