Je souhaiterais partager une rencontre étonnante faite il y a quelques semaines…

Daan, un néo-zélandais d »une soixantaine d’année, est venu passer quelques jours dans notre région. Il s’avère que cet homme, jovial et fort sympathique, est un passionné de béret !!!
Tout a commencé pour lui en 2008, alors qu’il cherchait des informations sur ce traditionnel couvre-chef. Déçu et surpris de ne rien trouver de réellement satisfaisant, Daan a décidé d’écrire un livre lui-même sur le sujet. Son manuscrit, transformé en blog, a été une révélation ! Des milliers de personnes se sont manifestées pour démontrer leur intérêt et leur passion pour le béret… il est vrai que son histoire est riche et que ses utilisations ou ses provenances sont multiples. Si nous aimons raconter ici la légende du berger qui, parti faire paître ses brebis dans les Pyrénées, s’est aperçu que leur laine piétinée et mouillée formait une galette de feutre parfaite pour s’abriter de la pluie, il semble que la naissance du béret date de plusieurs siècles ! En témoignent des représentations dans l’art médiéval…
Daan, heureux de l’engouement généré par son initiative, démarre une véritable odyssée du béret. Par souci de pouvoir proposer une gamme, la plus élargie possible et de très haute qualité à tous ses fans, le néo-zélandais parcourt le monde. Ses premières aventures seront le Pays basque et l’Argentine… mais très vite, d’autres manufactures entrent dans la danse : aux Etats-Unis, au Japon, en Italie, en Afghanistan, en Uruguay, en République Tchèque… !
Le résultat est là :  le temple du béret ! Vous l’aurez compris, le site est avant tout celui d’un collectionneur, d’un spécialiste mais aussi d’un épicurien !
Sa page Facebook partage de nombreuses photos issues du monde entier : ouvriers, militaires, célébrités, enfants personnages de fictions… Chacun leur style, chacun leur béret.

Si ma discussion avec Daan fut courte, elle a été instructive. J’ai eu le sentiment que cet homme avait inventé un nouveau langage universel, le langage du béret ! Et c’est non sans une pointe de fierté, au regard des kilomètres parcouru par Daan pour découvrir un élément de notre patrimoine, que je lui ai tiré mon chapeau !

Continuons à le porter, le lancer, le célébrer… et surtout, préservons le savoir-faire autour de sa fabrication comme c’est encore le cas aujourd’hui, en Béarn, en Pays Basque et dans les Pyrénées.

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